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boeingAlors que la livraison du premier modèle de l’Airbus A350 à Qatar Airways allait intervenir 13 décembre devait intervenir lundi 22 décembre à Toulouse au siège de l’avionneur européen.

Ce report de dernière minute est dû, d’après les uns à des problèmes de finition de la cabine de l’avion avec la moquette mal collée, une fuite d’eau dans les toilettes… d’autres ce décalage est provoqué par l’amour pour la médiatisation du PDG de la Qatar Airways Akbar Al Baker.

Il faut dire que le PDG de la compagnie aérienne Qatari n’en est pas à sa première tentative. En juin, la compagnie avait refusé de recevoir la livraison du premier A380 de sa flotte. A cette époque, M. Al Baker avait parlé dénoncé des défauts de finition de la cabine. Un moyen pour certains pour ce PDG de faire de la publicité gratuitement derrière l’Airbus.

Malgré cela, les caprices de Qatar Airways ne vont rien changer. Mais selon les propos de l’ensemble des professionnels le dernier gros porteur long-courrier d’Airbus est un avion « bien conçu ».

Un début mal entamé

Vers les années 2000 Airbus et Boeing ont eu des visions différentes de l’évolution du trafic aérien » explique un spécialiste. Boeing est alors convaincu poursuit-il « qu’il n’est plus indispensable de concevoir de très gros porteurs, car le trafic ne va plus passer par de très gros hubs », les aéroports géants vers lesquels concourent les avions d’une même compagnie comme Roissy-Charles-de-Gaulle pour Air France.

Mais Airbus voit les choses différemment et parie sur les hubs. L’avionneur européen rassemble alors toutes ses énergies pour créer son très gros porteur long-courrier A380.

Premier résultat minime

En 2005, Boeing impressionne en dévoilant son 787 Dreamliner. Cet avion unique avec une alimentation électrique et comportant des matériaux composites. Ce qui permet de gagner en poids et en économies de carburant pour les compagnies qui y gagneront.

Et d’après le spécialistes, « Airbus ne pouvait pas laisser Boeing s’imposer sur le secteur des long-courriers ». un marché estimé à plus de 6000 appareils pour les vingt ans à venir, soit près de 1000 milliards de dollars !