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La Présidente du Brésil a indiqué que la procédure de destitution qui la vise comportait plusieurs éléments dignes d’un coup d’État et a averti qu’elle allait consulter le Mercado Común del Sur (Mercosur) afin qu’il suspende le Brésil en cas de non-respect du processus démocratique n’était pas respecté.

En cas de renversement de l’un des pays faisant partie du Mercosur, il est possible d’invoquer la clause démocratique du marché commun sud-américain. D’ailleurs, celui-ci avait été utilisé en 2012 au Paraguay. Il est possible que l’un de ses pays soit suspendu et peut être privé de ses avantages commerciaux.

« Empêcher un retour en arrière »

A travers cette menace proférée par Mme Rousseff, qui ne reconnaît pas toujours avoir manipulé les comptes publics dont elle est accusée, on voit qu’elle compte poursuivre sa lutte si le Sénat validait sa destitution. La Présidente a déclaré que cette procédure de destitution qui a déjà été validée par l’Assemblée nationale, n’est basée sur aucune règle juridique.

Face à une crise politique sans précédent, le Brésil est en proie à des scandales à répétition dans lesquels, la présidente est impliquée. D’ailleurs sa destitution peut être prononcée dans trois semaines, juste quelques semaines avant l’ouverture des jeux olympiques de Rio.