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Ce lundi, la CGT-Transport a procédé à la reconduction de sa grève sur les livraisons de carburant. Cependant, le patronat ne semble pas être influencé par cette grève.

Les chauffeurs de camions qui transportent les produits toxiques surtout le carburant ont mené à nouveau un mouvement de grève ce lundi, mouvement qu’ils avaient lancé vendredi afin de demander de meilleures conditions de travail, mais le patronat et l’Union française des industries pétrolières (UFIP) indiquent que cette grève n’a aucun impact et celui-ci est limité.

Pour marquer leur volonté d’aller plus loin, les grévistes ont bloqué l’accès à la raffinerie de Grandpuits et le dépôt de la Rochelle. Plusieurs barrages ont été érigés en ile de France bloquant l’accès à 9 dépôts pétroliers. Les grévistes voudraient persuader les chauffeurs à prendre part à la grève et cela ralenti le trafic d’après Fabrice Michaud, membre de la CGT. Il ajoute qu’en île de France, 70% à 80% des stations-service risquent de ne plus être approvisionnées » lance-t-il.

Des chiffres exagérés

Les deux syndicats patronaux que touchent cette grève, à savoir TLF et FNTR essaient de minimiser ce mouvement et ne veulent pas négocier avec les syndicats.

D’après les deux syndicats, « les estimations sur les dépôts bloqués d’accès sont faux ». S’exprimant dans un communiqué, les deux syndicats indiquent que le mouvement mené autour des dépôts de la région Ile-de-France ne rassemble qu’une trentaine de personnes et que ce ne sont pas tous les grévistes de la CGT qui y ont participé comme avancé par les grévistes.